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040 _aLB-BrCRDP
082 1 _a907.2
_bCER
100 1 _aDe Certeau, Michel
245 1 2 _aL'écriture de l'histoire
_cMichel de Certeau
260 _aParis
_bGallimard
_c2002
300 _a527 p.
_c18 cm
490 0 _aFolio / Histoire
500 _aTable des matières, index.
520 _aFaire de l'histoire, c'est marquer un rapport au temps.Depuis plus de quatre siècles, l'historiographie occidentale se définit par la coupure qui d'un présent sépare un passé. Le geste qui met à distance la tradition vécue pour en faire l'objet d'un savoir est indissociable du destin de l'écriture. Écrire l'histoire, c'est gérer un passé, le circonscrire, organiser le matériau hétérogène des faits pour construire dans le présent une raison ; c'est exorciser l'oralité, c'est refuser la fiction.C'est, pour une société, substituer à l'expérience opaque du corps social le progrès contrôlé d'un vouloir-faire. Ainsi, depuis Machiavel, l'histoire se situe-t-elle du côté du pouvoir politique qui, lui, fait l'histoire. Michel de Certeau s'attache, dans cet ouvrage classique, à caractériser ici les opérations qui règlent l'écriture de l'histoire : la fabrication d'un objet, l'organisation d'une durée, la mise en scène d'un récit.
650 4 _aHistoire
650 4 _aHistoriographie
650 4 _aSciences politiques
650 4 _aEtude historique
942 _cBK
999 _c321
_d321