La Pédagogie de la mémoire au Liban : (Record no. 23945)

MARC details
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040 ## - CATALOGING SOURCE
Original cataloging agency LB-BrCRDP
041 ## - LANGUAGE CODE
Language code of text/sound track or separate title Arabic French
082 ## - DEWEY DECIMAL CLASSIFICATION NUMBER
Classification number 956.92044 H676p
100 ## - MAIN ENTRY--PERSONAL NAME
Personal name Hitti, Lamia Maurice
245 ## - TITLE STATEMENT
Title La Pédagogie de la mémoire au Liban :
Remainder of title guerres des années 1975-1990, problématique mémorielle et expérience éducative
260 ## - PUBLICATION, DISTRIBUTION, ETC.
Place of publication, distribution, etc. Beyrouth
Name of publisher, distributor, etc. Librairie Orientale
Date of publication, distribution, etc. 2017
300 ## - PHYSICAL DESCRIPTION
Extent 224p.
Dimensions 24 cm
440 ## - SERIES STATEMENT/ADDED ENTRY--TITLE
Title Publication de la Fondation Libanaise pour la Paix Civile Permanente
Number of part/section of a work 41
500 ## - GENERAL NOTE
General note Le grand mérite du travail de Lamia Hitti Enseigner l'histoire de la guerre au Liban 1975-1990 est d'éviter presque toutes les dérives de l'historiographie polémique et conflictuelle (L'Orient-Le Jour du 17/9/2015).<br/>Il y a deux écueils chez nombre de ceux qui ont travaillé sur la mémoire au Liban:<br/>a. L'écueil légaliste qui voudrait sanctionner, punir, contester toute forme d'amnistie..., sans comprendre le contexte global de guerres multinationales et prolongées.<br/>b. L'écueil antimilicien et donc sans esprit de pardon. Dans ce cas, on continue, par le discours, la guerre après la guerre. On fait abstraction à la fois des exigences de l'autodéfense par des organisations armées quand l'autorité de l'État est démantelée, mais aussi des efforts d'entente par les acteurs en conflit.<br/>Sait-on qu'avant l'accord d'entente nationale de Taëf, quatorze documents d'entente nationale ont été élaborés à des niveaux officiels ? Il fallait donc pour la pacification une entente interne, et un consensus régional et international. Al-Akhdar al-Ibrahimi, émissaire de l'Onu au Liban puis en Irak, déclare aux Irakiens, le 14 février 2004 : « S'il y a un pays dans cette région où on ne peut imaginer qu'il puisse y avoir une guerre civile, c'est bien le Liban... » Et pourtant, cela a eu lieu parce que, dans une guerre dite civile ou interne, ce n'est pas nécessairement la moitié de la population qui prend les armes contre l'autre moitié.<br/>Dans le cas du Liban, on a tendance à dramatiser l'enseignement de l'histoire des guerres 1975-1990. Le cas du Liban est semblable à celui de la Suisse où la complexité est moindre si on adopte la perspective pragmatique suivante:<br/>a. Tous les Libanais et toutes les communautés sont instrumentalisés et victimes, les chefs qualifiés de « patriotes » et tous les autres étant, en fin de compte, assassinés, exilés, liquidés... pour des enjeux régionaux et internationaux.<br/>b. Le coût est exhorbitant, en termes de perte et profit. S'il y a un quelconque avantage, il est fort disproportionné par rapport au volume des sacrifices.<br/>c. Plus de 80-90 % des guerres de 1975 à 1990 constituent un combat contre la guerre, avec des exemples quotidiens et concrets de coexistence dans la guerre.<br/>d. Le sabotage des programmes d'histoire élaborés par le CRDP de 1996 à 2002 relève du pouvoir d'occupation, avec la collision de subordonnés internes. Nombre d'autres actions institutionnelles de reconstruction ont été sabotées : le service militaire, les programmes d'histoire, l'Ena-Liban, la réforme administrative...<br/><br/>La multiperspective<br/>Lamia Hitti préconise la multiperspective qui fait souvent défaut dans la culture et la formation universitaire de la plupart des historiens libanais et arabes. Il faut un apprentissage, et donc que la même équipe qui a élaboré les nouveaux programmes d'histoire poursuive le travail pour au moins cinq ans, car il ne s'agit pas d'une opération administrative et bureaucratique.<br/>Combien il est important, dès le départ, de souligner avec Lamia Hitti : « Toute recherche naît d'une intuition, d'une motivation personnelle pour s'ancrer par la suite dans un intérêt d'ordre général. Le sujet de mon mémoire confirme ce postulat. » Elle écrit : « Le jeudi 25/1/2007, j'ai vu à la télévision des jeunes s'entre-tuer devant l'Université arabe de Beyrouth. Qu'avons-nous fait, nous éducateurs, pour que les jeunes ne vivent pas et ne reproduisent pas la violence ? À partir de ce moment, tout ce qui touchait à la guerre et à sa mémoire m'interpellait. Un autre souvenir, encore plus personnel, renaît : en ramenant ma nièce de l'école, elle avait en 2007 douze ans, elle en a maintenant dix-neuf, comme j'ai fait des études d'histoire et que je travaille dans l'enseignement depuis une vingtaine d'années, l'intuition de vouloir enseigner l'histoire de la guerre dans les écoles et dans une perspective de construction de paix est née très vite. Histoire et mémoire s'opposent, se complètent ou se confondent. »<br/><br/>Responsabilité de l'État, mais aussi des institutions éducatives<br/>La responsabilisation de l'État libanais est souvent exagérée. De grandes institutions éducatives au Liban comportent 200 000, 30 000, 20 000... élèves et sont disséminées dans toutes les régions du Liban. Combien de fois j'ai présenté des projets de production d'un matériel didactique à une grande fédération d'écoles au Liban, qui compte plus de 200 000 élèves... Pas de réaction, pas d'imagination, on attend l'État !<br/>L'imagination a-t-elle déserté l'école au Liban ? Un État démocratique ne mène pas une politique de la mémoire, il sert de pont, canalise les énergies, organise l'action publique. Un travail d'extension et de production peut être envisagé à la suite de l'expérience pédagogique de Lamia Hitti.<br/>Un séminaire est envisagé par la Chaire Unesco d'étude comparée des religions, de la médiation et du dialogue à l'USJ sur le thème : « Comment les élèves participent à la rédaction de l'histoire », et un programme est entamé dans les localités de la Montagne pour la sauvegarde du tissu pluraliste avec, notamment, la création de musées municipaux sur l'histoire, non plus du Liban, mais des Libanais. ANTOINE MESSARRA -L’ORIENT-LE JOUR
650 ## - SUBJECT ADDED ENTRY--TOPICAL TERM
Topical term or geographic name entry element Guerre du Liban (1975-1990)
9 (RLIN) 111
650 ## - SUBJECT ADDED ENTRY--TOPICAL TERM
Topical term or geographic name entry element Liban Histoire 1975-1990 (Guerre civile)
650 ## - SUBJECT ADDED ENTRY--TOPICAL TERM
Topical term or geographic name entry element Enseignement secondaire
650 ## - SUBJECT ADDED ENTRY--TOPICAL TERM
Topical term or geographic name entry element Education pour la paix
650 ## - SUBJECT ADDED ENTRY--TOPICAL TERM
Topical term or geographic name entry element Mémoire collective
942 ## - ADDED ENTRY ELEMENTS (KOHA)
Source of classification or shelving scheme Dewey Decimal Classification
Koha item type Books
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