Cahiers philosophiques N° 101 - L'animal 2
Poirier, Jean-Louis
Cahiers philosophiques N° 101 - L'animal 2 Jean-Louis Poirier , Hubert Vincent - Paris CNDP Avr. 2005 - 126 p. 23 cm
Sommaire.
Les hommes entretiennent toutes sortes de rapports avec les animaux : chasse, élevage ou domestication: consommation, destruction pure et simple ou combat d'égal à égal ; observation, transformation et expérimentation à des fins diverses... Nous en usons comme de moyens à notre disposition, souvent comme de simples machines à produire et nous admirons et chérissons certains d'entre eux, instituant ainsi une hiérarchie entre les espèces et entre les individus d'une même espèce : dans nos maisons, l'araignée ne compte pas comme le chien ou le chat ; et, au dehors, nous n'accordons pas au porc la noblesse du taureau, quoique nous les mettions à mort l'un comme l'autre. Il entre une grande part de projections dans toute cette gamme de sentiments et d'attitudes, et tous les animaux ne s'y offrent pas également : nous pouvons prêter la bravoure au taureau, la tendresse à tel chien et au chat un esprit d'indépendance... Anthropomorphisme dira-t-on ? Sans aucun doute. et comment faire autrement puisque les animaux ne nous parlent pas ? Ils nous entendent et nous voient pourtant et c'est plutôt l'anthropocentrisme qui doit être questionné. Serons - nous capables, pour reprendre l'expression de Montaigne, de "quelque commerce avec les animaux" ? A prendre la place de l'animal, il y a peut être beaucoup à comprendre pour les humains que nous sommes.
9770241279008
Philosophie
Sciences humaines
105 / CAH
Cahiers philosophiques N° 101 - L'animal 2 Jean-Louis Poirier , Hubert Vincent - Paris CNDP Avr. 2005 - 126 p. 23 cm
Sommaire.
Les hommes entretiennent toutes sortes de rapports avec les animaux : chasse, élevage ou domestication: consommation, destruction pure et simple ou combat d'égal à égal ; observation, transformation et expérimentation à des fins diverses... Nous en usons comme de moyens à notre disposition, souvent comme de simples machines à produire et nous admirons et chérissons certains d'entre eux, instituant ainsi une hiérarchie entre les espèces et entre les individus d'une même espèce : dans nos maisons, l'araignée ne compte pas comme le chien ou le chat ; et, au dehors, nous n'accordons pas au porc la noblesse du taureau, quoique nous les mettions à mort l'un comme l'autre. Il entre une grande part de projections dans toute cette gamme de sentiments et d'attitudes, et tous les animaux ne s'y offrent pas également : nous pouvons prêter la bravoure au taureau, la tendresse à tel chien et au chat un esprit d'indépendance... Anthropomorphisme dira-t-on ? Sans aucun doute. et comment faire autrement puisque les animaux ne nous parlent pas ? Ils nous entendent et nous voient pourtant et c'est plutôt l'anthropocentrisme qui doit être questionné. Serons - nous capables, pour reprendre l'expression de Montaigne, de "quelque commerce avec les animaux" ? A prendre la place de l'animal, il y a peut être beaucoup à comprendre pour les humains que nous sommes.
9770241279008
Philosophie
Sciences humaines
105 / CAH